Nouvelle rectrice à Strasbourg : du « pas de vague » à la promotion

COMMUNIQUE DE SUD EDUCATION ALSACE
jeudi 6 février 2020
par  sudeducationalsace
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Sud Education Alsace a pris connaissance de la nomination d’Elisabeth Laporte au poste de rectrice de l’académie de Strasbourg par le conseil des ministres du 5 février 2020, entrainant ainsi le départ de Sophie Béjean.

Sud Education Alsace a pris connaissance de la nomination d’Elisabeth Laporte au poste de rectrice de l’académie de Strasbourg par le conseil des ministres du 5 février 2020, entrainant ainsi le départ de Sophie Béjean.

Nous ne pouvons que nous réjouir du départ d’une rectrice qui se vantait, auprès de qui voulait l’entendre, que le dialogue social était l’une de ses priorités tout comme la lutte contre les discriminations avec la labellisation égalité et diversité lancée en avril 2018 mais qui n’a jamais souhaité répondre à nos nombreux courriers et nos demandes d’entretiens concernant les conditions de travail de nos collègues et les situations quelques fois très alarmantes.

Nous n’avons que trop rarement obtenu des réponses satisfaisantes lorsque nous avons accompagné des collègues victimes de violences morales, sexistes ou sexuelles. Bien que ce ne soit pas étonnant, le rectorat a systématiquement protégé la hiérarchie lorsque celle-ci était impliquée, en propageant le doute sur les propos rapportés par nos collègues qui presque systématiquement ont été déplacé•e•s dans d’autres établissements et services.

Que ce soit clair, Sud Education Alsace n’attend rien de cette nouvelle nomination mais nous serons particulièrement vigilants car avant d’être promue rectrice, elle occupait la fonction de DASEN en Haute-Garonne. Elle est impliquée dans la gestion calamiteuse des deux affaires de violences physiques, sexuelles et de viols aux abords du collège Lamartine à Toulouse entre mars et septembre 2019 et que nos camarades de Sud Education Haute-Garonne et des collectifs féministes ont rendu publique.

Les élèves et leurs familles qui ont à subir des séquelles psychologiques irréversibles n’ont obtenu aucun soutien de la part de l’institution (rectorat compris) au moment où ils l’ont informé en mars 2019, tout comme les personnels qui ont alerté leur hiérarchie directe. Cette dernière a semble-t-il excellé dans la culture du viol, en renvoyant les victimes à leur propre responsabilité, avec le soutien de l’institution [1].

Nous serons donc bien vigilant•e•s à ce que la « prévention sur les violences sexuelles » [2] ne se limite pas à la simple labellisation de l’académie et que le rectorat prendra ses responsabilités si élèves et/ou personnels avaient à subir de tels agissements, peu importe l’auteur. Nous exigeons également la mise en place d’un véritable plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et contre la culture du viol dans l’académie de Strasbourg, basé sur la parole des collègues et des élèves permettant de sortir des représentations sexuelles stéréotypées et de faire partager les points de vue et les émotions.

Ces situations ne doivent plus durer, la parole doit se libérer et la hiérarchie doit faire le nécessaire.



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