DHG 2021-2022 : motion des personnels du lycée Marc Bloch à Bischeim

dimanche 14 février 2021
par  sudeducationalsace
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Sud éducation Alsace relaie la motion des personnels du lycée Marc Bloch de Bischeim qui dénonce la DHG qui leur est octroyée pour la rentrée 2021-2022. Sud éducation Alsace apporte tout son soutien aux collègues mobilisé•es ainsi que le rassemblement qui aura lieu devant l’établissement le mercredi 17 février à 12h30.

DHG 2021-2022 : Motion présentée lors de la Commission permanente du 11/2/2021

Les enseignants du lycée Marc Bloch ont été particulièrement choqués en prenant connaissance du volume de dotation horaire globale accordé à l’établissement par le rectorat pour l’année 2021-2022.

Nous observons que la DHG envisagée s’élève à 1443,5 heures, volume correspondant à une coupe de 40 heures vis-à-vis de la DHG actuelle et de 140 heures par rapport à celle de l’année 2018, avant la mise en œuvre de la réforme du lycée. Le ministère avait alors affirmé que cette réforme se ferait à moyens constants et n’avait pas vocation à réaliser des économies de moyens. Au regard des faits, nous nous sentons trahis. Ces économies comptables s’opèrent au détriment du service public d’éducation nationale, des personnels et de la jeunesse, et au mépris des besoins supplémentaires liés à la crise sanitaire et sociale aujourd’hui à l’œuvre.

La volonté de fermer une division de première nous semble symptomatique de cette économie de moyens « quoi qu’il en coûte ». En effet, dans une zone de recrutement en forte croissance démographique et alors que l’effectif du lycée en classe de seconde n’a baissé que de 9 élèves entre l’année dernière et cette année (de 490 à 481), il y aurait sensiblement moins d’élèves qui s’orienteraient en première générale l’année prochaine, allant jusqu’à justifier la suppression d’une division ? Nous craignons d’ailleurs que ces prévisions soient aussi pertinentes que les ajustements de carte scolaire effectués par le rectorat l’année dernière, qui ont abouti à la non-affectation de plusieurs dizaines d’élèves du lycée Marc Bloch en première technologique. Nous refusons qu’à nouveau des élèves de notre lycée soient mis en échec par les calculs comptables de l’institution. Et la réouverture d’une division en urgence au mois de juillet, génératrice de stress, de désorganisation des services et
d’heures supplémentaires imposées ne constitue pas une réponse satisfaisante.

En outre, nous constatons encore une fois que la DHG prévue ne prend pas en compte les réalités de notre établissement, dont la zone de recrutement est composée de plusieurs collèges REP, qui accueille une forte proportion d’élèves boursiers et dont les résultats mesurés demeurent fragiles, malgré le plein engagement de toute l’équipe éducative. Les effectifs prévus à 34 élèves par classe en seconde et en terminale sont extrêmement chargés au regard de cette situation. Et plutôt que d’admettre qu’il puisse y avoir 31 à 32 élèves par classe en première en maintenant les neuf divisions existantes, le choix est fait de surcharger les effectifs au maximum, pour plus d’économies. Cette logique s’opère au mépris de la réussite des élèves.

Pour les différentes raisons présentées ci-dessus, nous refusons la fermeture de classe prévue au lycée Marc Bloch et demandons le maintien de la neuvième division de première. Pour autant, le rectorat affirme maintenir sa volonté de réduire les inégalités scolaires. A ce titre, la suppression de 2 heures d’IMP sur 12 et de 2h de soutien à la lutte contre l’échec scolaire sur 19 est totalement incompréhensible. Ces réductions de moyens vont très au-delà des baisses d’effectifs estimées et correspondent directement à une amputation des dispositifs visant justement à remédier aux inégalités scolaires. La diminution de la dotation en AED a déjà impacté à la rentrée dernière la disponibilité des assistants pédagogiques, notamment engagés dans le parcours de Remise à niveau (RAN) des élèves de seconde en difficulté. Nous demandons le complet rétablissement de ces différents moyens.

Enfin, la baisse de la DHG allouée par le rectorat s’opère au mépris des personnels, d’une manière particulièrement choquante. La cible visée d’une suppression de 53 heures poste et d’une hausse de 15 HSA est inacceptable. Elle conduit à faire peser une menace directe sur plusieurs postes fixes, à supprimer des BMP souvent assurés par des collègues présents dans le lycée depuis plusieurs années, et en même temps à imposer des heures supplémentaires aux autres collègues, contre leur volonté, au détriment de leur santé physique et morale et bien sûr contre l’intérêt des élèves, qui ne peuvent pas bénéficier de la même qualité d’éducation lorsque leurs enseignants sont surchargés et précarisés. Nous demandons au rectorat de revoir très largement ces cibles, afin de tenir compte des réalités du métier et du sentiment de souffrance professionnelle qui s’aggrave année après année.

Nous sollicitons l’attention particulière de Madame la Rectrice vis-à-vis de ces requêtes, pour nous permettre d’exercer nos missions de manière satisfaisante et de maintenir notre exigence de qualité dans l’enseignement auquel ont droit les élèves du Lycée Marc Bloch. En outre, nous formulons ici une demande d’audience, afin de pouvoir bénéficier d’un échange sur la situation de notre établissement dès que possible.

Les représentants élus du personnel enseignant au Conseil d’administration
L’intersyndicale des enseignants du lycée Marc Bloch
(SNFOLC, SNES, UNSA, SGEN, SUD)


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